ESCHATON – Guy-Roger Duvert –

Depuis le début de la pandémie qui nous accable tous, les précautions liées au réchauffement climatique semblent quelque peu se dissiper, malgré le fait que ce phénomène continue toujours d’avancer.

Il est donc intéressant de se confronter en tant que lecteur, aux différentes dystopies traitant de ce sujet et pour ma part, je me suis penchée sur le dernier roman en date de l’auteur Guy-Roger Duvert, intitulé « Eschaton ».

Quatrième de couverture :

Dans un futur proche, la population est passée du statut d’insouciance à celui d’inquiétude, pour enfin vivre dans la résignation : la planète est trop endommagée, le désastre climatique est en cours, la fin de notre civilisation approche. Et pourtant, hormis un fatalisme ambiant, cela affecte peu le quotidien de chacun. Autant profiter de ce qu’on l’a tant que cela dure.

Casey est un compositeur de musiques de films célèbre, confortablement installé dans sa villa sur les hauteurs de Hollywood. Ayant perdu ses parents, des climatologues faisant partie des derniers à s’être battus pour empêcher la catastrophe, il est comme les autres, profitant des bienfaits d’une existence certes agréable, mais qu’il sait condamnée. À sa propre surprise, il se retrouve contacté par un homme qui prétend connaître la date exacte de la fin du monde, et qui parle d’un programme lancé pour permettre à notre civilisation d’y survivre. Un monde virtuel dans lequel seront copiés les personnalités de tous les plus grands scientifiques et artistes vivants, et duquel ils pourront sortir des siècles plus tard, lorsque la planète sera à nouveau habitable. Pour résumer : lui mourra bien le jour de l’Eschaton, du jugement dernier, mais sa copie digitale lui survivra. N’ayant rien à perdre, il accepte.

Tout bascule lorsque peu après, il tombe amoureux d’Eve, une brillante journaliste. L’idée qu’une partie de lui puisse survivre sans elle devient insupportable. Le couple va alors s’élancer dans une enquête à travers les Etats-Unis, sur fond de fin du monde climatique, afin de localiser le site du programme et en convaincre les responsables d’intégrer Eve.

Avis lecture …

Depuis quelques temps, les romans de science-fiction et d’anticipation ont littéralement envahi ma pile à lire et il semblerait qu’un auteur se détache du lot. L’auteur en question n’est autre que Guy-Roger Duvert qui désormais, tient lieu de référence dans ce domaine et nous fait l’honneur de publier son cinquième roman, « Eschaton » une dystopie très réaliste où la science-fiction n’est pas en reste !

Dans ses précédents romans et notamment dans sa saga Outsphere, l’auteur avait fait preuve de beaucoup d’imagination en créant tout un univers au-delà de nos frontières, réinventant un tant soit peu le genre de la science-fiction où l’humanité et la conscience collective étaient réellement représentées.

Dans son nouveau roman « Eschaton », le côté science-fiction laisse place au genre dystopique afin d’aborder un sujet sensible mais non moins essentiel : le réchauffement climatique et ses répercussions irréversibles sur notre planète.

Sur la base de faits réels, l’auteur nous embarque au sein d’une société où le temps est désormais compté. En effet, dans ce roman dystopique le lecteur suit Casey, un compositeur de musique célèbre, gagné par un certain fatalisme face à sa mort prochaine: l’humanité tel que nous la connaissons entame son déclin et la Terre va anéantir toute forme humaine.

Néanmoins face à cette résignation qui touche toute la population, Casey va voir s’accorder un ticket pour une vie après la mort. Cette partie de l’intrigue reflète clairement le style de l’auteur et sa réflexion sur la vie dans les mondes virtuels, également traitée dans de précédents romans.

Ce mélange de styles apporte une plus-value au roman et aborde le thème de la réalité virtuelle sous un autre angle. Au-delà de ses thèmes très techniques, l’auteur a su également intégrer un aspect plus humain par le biais d’une histoire d’amour qui n’en est qu’à ses prémices, mais qui est condamnée à s’éteindre dans le monde réel.

Cette course contre le temps et ce besoin de vivre chaque instant, dynamise sans conteste le roman et installe un suspense palpable qui se répercute également dans « l’autre monde ».

Finalement cette association entre ses « deux mondes » réel et virtuel, réinvente la science-fiction en réintégrant les sentiments au cœur des événements et nous offre une dystopie plus que réaliste.

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